Samedi 17 novembre 2007
Par où commencer ?
Premièrement, tout semble être contre nous !
On ne cesse de nous éduquer avec le fait que la couleur noire est la couleur du désespoir, de la tristesse, du deuil, celle de l’obscurité, de l’ombre, des forces obscures...la liste est
longue pour décrire ce que la couleur noire évoque aux yeux de chacun, et même des personnes noires, malheureusement.
Je ne sais par où commencer tellement il y aurait de choses à dire à notre propos !
Commençant par notre histoire, qui semble jusqu’à présent condamnée à exister à travers l’histoire de l’esclavage, et de la colonisation !
En parlant d’esclavage, pourquoi à l’heure où vous me lisez, l’esclavage n’est toujours pas reconnu comme crime contre l’humanité en France?
Pourquoi, l’Etat persiste et signe à travers l’éducation à nous inculquer que l’histoire d’une partie de l’humanité, celle de l’homme européen, en priorité, puis celle des autres communautés :
chinoise, latine, indienne…des thèmes évoqués mais à peine développés !
Et toujours pas de place pour l’homme « Afro » …parce que contrairement à ce que certains pensent l’homme noir ne se trouve plus seulement en Afrique mais dans TOUS les continents
qui existent sur notre belle planète.
Ce que l’histoire nous apprend tout de même c’est que nous avons tellement eu l’habitude d’être partout ailleurs que sur nos terres qu’il nous est difficile, en tant que personne noire de nous
définir comme africain, à part entière.
Mon but n’est pas de plaindre notre situation, parce que quoiqu’on en dise, je pense qu’on reste un peuple fier, malgré les drames subits et nos pensées violées…
Mais il vous suffit d’observer ce qui se passe dans la vie de tout les jours : quel est la place de la personne, de couleur pour reprendre les termes de certains…
Malgré les même capacités intellectuelles que les personnes de type européen, nous n’arrivons pas à obtenir les postes à responsabilité qu’ils ont.
Sommes nous plus maladroits, moins habiles à diriger? il est clair que non !
Mais, il semblerait que le sort s’acharne contre nous, sur 80% des pauvres dont je vous parlais précédemment combien sont noirs ?
Je n’ose même pas vous donner le pourcentage…Et pour les personnes mourant du sida, dans le monde pourquoi 80% de ces personnes vivent sur un même et seul
continent ?
Est-ce une malédiction ? Je n’en crois rien, mais à l’heure actuelle, je sais que des enfants meurent de faims, travaillent, se prostituent, se droguent parce qu’il ne peuvent avoir accès à
l’éducation qui pourraient les affranchir de leur désarroi.
Et quand ils essayent de quitter leur pays, leur cultures, leur famille pour acquérir cette éducation, que se passe t-il ?
Ils ne sont pas sur le même pied d’égalité qu’une personne blanche disposant du même curriculum vitae qu’eux, ils sont sans cesse obliger de se faire valoir en montrant une capacité à s’intégrer,
qui à force est devenue innée, et tant mieux d’ailleurs !
Dans certains pays comme la Russie de nombreux étudiants étrangers en majorité noirs se font assassiner par des néonazis, et vivent de vrais drames psychologiques, à causes d’innombrables
insultes racistes dont ils font l’objet quotidiennement.
A l’heure actuelle, aucun document audiovisuel authentique sur la traite des noirs n’existe malgré les puissants outils dont les pays riches disposent, . Quel est ce refus de reconnaître que
nous sommes une diaspora qui a souffert et qui manifestent aujourd’hui les symptômes de cette souffrance à travers une identité qui n’a jamais pu se révéler en tant que telle.
Pourquoi avoir mis tant d’années avant de reconnaître que l’esclavage était un crime contre l’humanité !
Est- ce une façon d’encourager l’ensemble de l’humanité sur une cause qui concerne un cinquième de la population mondiale ?
Ou est-ce une stratégie des plus puissants de manifester une empathie injustifiée parce que arrivant un peu tard.
Comment voulez-vous que des mentalités évoluent alors qu’elles ont été maintenues dans des croyances et des stéréotypes qui ne leur permettent plus de penser différemment.
Même si l’esclavage physique semble être arrivé à son apogée, l’esclavage mental continu et ce n’est pas une reconnaissance publique qui changera la donne…